Biographie


L’attirance pour la matière, qui se forme et se déforme sous les mains, lui est venue enfant. Si ce goût du modelage disparaît chez certains, il a persisté chez Jean Baptiste Martin, dessinant une ligne le guidant ou le rattrapant dans ses choix professionnels et artistiques.

Sans être un réel autodidacte son parcours est plutôt atypique. Né en 1979 d’une mère enseignant la psychologie sociale et aimant la photographie, et d’un père éditeur de musique et cinéaste, Jean-Baptiste Martin grandit dans une famille où les arts ont leur place. Il obtient son baccalauréat en 1997, et après trois semaines à l’université Michelet Paris IV en histoire de l’art il comprend qu’il ne veut pas étudier l’art, il veut en faire.

Il débute ainsi comme apprenti en 1998 chez le sculpteur Yann Guillon qui lui a enseigné tant le regard artistique en sculpture, l’œil à avoir face à un modèle vivant, les façons d’orienter le trait sur l’argile, que les rudiments des métiers liés au bronze, le moulage, la ciselure et la patine. La patine, l’art de colorer le bronze par le feu et l’action des sels minéraux l’a fasciné. C’est ainsi qu’en octobre 2000, il décide de se consacrer plus sérieusement à ce métier et est engagé à la fonderie Chapon. Prévoyant de rester deux années, le temps d’apprendre les dessous de cette discipline, il n’en est finalement parti qu’en avril 2008. Durant ces huit années, il n’a jamais vraiment cessé de toucher à la terre, et a également profité de la fonderie pour s’exercer au moulage, à la ciselure et naturellement à la fonte du bronze.

Si cette période l’a, pour un temps seulement, éloigné de la seule création, c’est aujourd’hui la volonté de se consacrer pleinement à la sculpture qui le guide. Ce désir n’est d’ailleurs jamais détaché des acquis de la fonderie: Jean-Baptiste Martin sculpte l’argile sans jamais perdre de vue les étapes qui mèneront cette argile vers le bronze.